Budget nécessaire pour un séjour de 3 mois en Australie

5 000 dollars australiens sur le compte ou rien. C’est le chiffre qui s’impose, sans être gravé dans le marbre, à tous ceux qui rêvent d’un trimestre au pays des kangourous. Officiellement, aucune règle ne fixe de seuil, mais l’immigration australienne se montre exigeante : mieux vaut pouvoir justifier cette somme pour passer la douane sans anicroche. Les guides touristiques affichent des tarifs parfois déconnectés de la réalité, oubliant les montagnes russes du dollar australien et l’écart vertigineux entre les mégapoles et l’arrière-pays.

Prévoir trois mois sur place, c’est jongler avec des dépenses qui changent du tout au tout selon la météo, la destination ou même l’ambiance recherchée. Dormir à Sydney ou s’installer à Darwin, voyager en van ou en bus, sortir chaque soir ou préférer la vie locale : chaque choix fait grimper ou baisser l’addition. On sous-estime souvent les frais fixes : une assurance santé, un forfait téléphonique local, autant d’éléments qui s’invitent sur le relevé bancaire sans prévenir.

Combien coûte réellement un séjour de 3 mois en Australie ?

Pour estimer le budget nécessaire à trois mois sur place, il faut décomposer les grands postes de dépenses. Le billet d’avion Paris-Sydney représente la première grosse sortie française : comptez entre 1 200 et 2 000 euros, une fourchette qui peut grimper en haute saison ou se réduire avec une réservation futée. Il faudra aussi acquitter les frais du Working Holiday Visa (WHV), aux environs de 350 euros, indispensable pour allier voyage et petits boulots pendant son séjour. Rien que ces deux achats plantent le décor financier.

Après avoir franchi la douane, les variations de coût sautent aux yeux selon la destination. Vivre à Sydney ou Melbourne implique un budget mensuel allant de 1 500 à 2 200 euros par personne pour se loger, manger, se déplacer et profiter. Brisbane, Perth ou des villes du centre proposent souvent des tarifs plus souples, mais l’attrait de la côte Est et sa frénésie tirent vers le haut le total des dépenses pour qui mise sur l’animation.

Impossible d’ignorer l’assurance santé PVT : elle pèse entre 120 et 200 euros pour trois mois, la tentation de la simplification ne vaut ni le risque ni l’économie. Côté transport, deux camps s’affrontent : l’aventure au volant d’un van ou d’une voiture (un investissement de départ entre 2 000 et 5 000 euros, qui peut, selon la saison, être récupéré ensuite à la revente) ou la mobilité version bus et trains urbains, où les métropoles australiennes font preuve d’une remarquable efficacité.

Avant de détailler précisément les montants, voici les principales dépenses qui composeront votre budget de séjour :

  • Billet d’avion aller-retour : 1 200 à 2 000 €
  • Visa WHV : 350 €
  • Assurance PVT : 120 à 200 €
  • Budget mensuel sur place : 1 500 à 2 200 €
  • Van ou véhicule (achat ou location, facultatif) : 2 000 à 5 000 €

En additionnant ces montants, la facture totale pour trois mois en Australie atterrit le plus souvent entre 5 500 et 8 500 euros, avant tout imprévu ou folie douce. Et dans le concret, chaque choix pèse : opter pour une zone moins recherchée, privilégier le rythme local, s’organiser pour limiter les excès , ces paramètres infléchissent le budget autant que le vécu.

Hébergement, transport, repas, loisirs : à quoi s’attendre côté dépenses

L’hébergement absorbe une part conséquente du budget. À Sydney et Melbourne, le lit en auberge de jeunesse se négocie entre 25 et 40 euros la nuit, ce qui fait monter le mois entre 750 et 1 200 euros. En colocation, on retrouve fréquemment des loyers hebdomadaires de 150 à 250 euros, le tarif variant selon le quartier et le confort. Dès qu’on quitte les pôles urbains, les prix dégringolent, mais la demande explose sur la côte Est aux beaux jours.

Côté transport, deux stratégies s’offrent à vous. Certains investissent dans un van, assurance vacances et itinérance comprises pour 800 à 1 200 euros mensuels (hors carburant) : autonomie totale, couchages inclus, mais un vrai poste de coût. D’autres préfèrent la praticité des transports publics et sillonnent le pays grâce aux réseaux de bus ou de trains réputés fiables, à l’image des pass flexibles proposés par les compagnies nationales et régionales.

Pour les repas, faire ses courses dans les enseignes Woolworths ou Aldi permet de s’en sortir autour de 8 à 10 euros par jour si l’on cuisine soi-même. Dès que l’on s’attable au restaurant, il faut s’attendre à payer au moins 15 euros. Les food courts et kiosques de rue, omniprésents dans les grandes villes, autorisent quant à eux une pause gourmande à moindre coût.

Impossible d’échapper aux postes « loisirs » et « excursions » sans renoncer à la découverte du pays. Partir découvrir le Queensland, explorer Fraser Island ou gravir les sommets du parc national de Kakadu impose un budget : en moyenne, une excursion journée coûte une centaine d’euros, tandis que l’entrée dans un parc national avoisine les 25 euros. Cinéma, musées et vie culturelle s’alignent sur les prix européens. Les road-trippeurs penseront aussi à prévoir les coûts de camping, parfois inévitables sur la côte Est, même si quelques aires gratuites existent encore.

Homme souriant vérifiant son téléphone à l

Petites astuces pour économiser et bien planifier son budget australien

Maîtriser ses finances pour trois mois en Australie, cela impose de composer avec astuce. Pour l’alimentation, privilégier les courses en grande surface et cuisiner soi-même, c’est la garantie d’économies massives. Repas maison plutôt que galettes sur le pouce, et l’écart se ressent sur la durée.

Du côté de l’hébergement, la colocation reste indétrônable, mais le house sitting gagne du terrain : habiter le logement d’un local durant son absence, c’est profiter d’une chambre gratuite contre quelques menus services. Les plateformes dédiées regorgent d’opportunités, en ville comme en campagne. Sur la route, les campings bon marché ou gratuits, répertoriés sur des applis populaires, offrent un point de chute économique pendant la traversée d’un état à l’autre.

En matière de communications, acheter une carte SIM sur place reste la parade la plus sûre contre les facturations salées : Telstra fait figure de référence, tant pour la couverture que le tarif. Pour se connecter, les bibliothèques municipales et bon nombre de cafés disposent du wifi ouvert, idéal pour préparer la suite du périple sans plomber le forfait de données.

Dernier atout : débusquer les bons plans, qu’il s’agisse de comparer les tarifs des billets, de miser sur le covoiturage local ou de profiter de codes promo. Un réflexe constant de comparaison et d’anticipation permet de voyager léger financièrement sans sacrifier la découverte.

Préparer son trimestre en Australie, c’est accepter que le rêve se négocie euro par euro, mais aussi découvrir que les petits choix du quotidien façonnent le plus beau des voyages. A chacun la liberté de réécrire la feuille de route, sans renoncer ni à l’aventure ni à la vigilance.

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